Ceque l’on peut retenir des Psaumes 50 et 81. À travers son appel à l’écouter, Dieu se montre fidèle à son alliance d’amour tissée à travers le temps. Par l’entremise de son peuple Israël, Il cherche chacun et chacune de nous, peu importe nos égarements, nos tâtonnements, nos hésitations, nos recherches d’amour hors de Lui. Lessignes sont des événements ou des expériences qui démontrent le pouvoir de Dieu. Ils sont souvent miraculeux. Ils marquent et annoncent de grands événements, comme la naissance du Sauveur, sa mort et sa seconde venue. Ils rappellent aux enfants de Dieu les alliances que le Seigneur a faites avec eux. Les signes peuvent aussi rendre témoignage d’un appel divin ou Leschrétiens n’ont pas fini d’apprendre à discerner les « signes de Dieu », mais du moins ont-ils fait des progrès dans la méthode (Vatican II aidant), à preuve les exemples donnés Jésusfut appelé par Dieu selon l’ordre de Melchisédek, Hé 5:10. J’ai été appelé à prêcher la parole de Dieu selon l’esprit de révélation et de prophétie, Al 8:24. Des prêtres furent appelés et préparés dès la fondation du monde, Al 13:3. Si vous éprouvez le désir de servir Dieu, vous êtes appelés, D&A 4:3. Dieunous appelle à quitter les gras pâturages de la plaine pour monter vers des cimes plus arides mais plus pures, en nous délestant peu à peu de tout ce qui entrave notre union à Lui. Ainsi, tous les saints ont connu des nuits spirituelles, que ce soit la nuit des sens, la nuit de l’esprit, la nuit de la foi. On le sait, à la fin de sa vie, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus SaISNMq. 1. L'appel Chacun des confirmands est appelé par son prénom, comme au baptême. Dans la tradition biblique, nommer une personne manifeste l’appel que Dieu lui adresse personnellement. Celle-ci répond librement Me voici » et s’avance. 2. La profession de foi Proclamer publiquement le Credo de l’Église est une affirmation d’adhésion libre à la foi, un signe d’appartenance à la communauté et un engagement à vivre sa vie selon l’Évangile. 3. L’imposition des mains et l’appel de l’Esprit L'évêque impose les mains aux confirmands. Ce geste se retrouve pour tous les sacrements de l’Église. Depuis le temps des apôtres, il est le signe du don de l’Esprit. Tout en accomplissant ce geste, l’évêque demande les sept dons du Saint-Esprit la sagesse et l’intelligence, le conseil et la force, la connaissance et l’affection filiale et la crainte de Dieu qui n’est pas synonyme de terreur, mais de profond respect envers Dieu. 4. L’onction avec le saint chrême Le saint chrême est une huile parfumée. Elle est consacrée par l’évêque, entouré par tous les prêtres du diocèse, pendant la semaine sainte cette messe solennelle est dite chrismale ». Le saint chrême est le signe du don de l’Esprit saint. Le baptisé a déjà été marqué sur le front du saint chrême le jour de son baptême ; cette seconde onction » de la confirmation n’en est en fait qu’une seule. Elle prolonge celle du baptême et marque l’unité des deux sacrements. L’évêque, en appliquant le saint chrême dit N., sois marqué de l’Esprit saint le don de Dieu. » Dans les Églises orientales de rite byzantin, l’onction se fait sur le front, les yeux, les narines, les oreilles, les lèvres, la poitrine, le dos, les mains et les pieds. 5. Le baiser de la paix Le baiser de paix, qui achève le rite du sacrement, signifie et manifeste la communion ecclésiale avec l’évêque et avec tous les Sébastien Antoni, assomptionniste>>> À lire aussi sur Fêter le jour anniversaire de son baptême <<< Avance au large. » Luc 5,4 L'appel de Pierre Luc 5, 1-11 La foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. » Simon lui répondit Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. A cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent. Une surabondance de vie Il y a beaucoup de mouvements dans ces scènes évangéliques, ceux de Jésus qui monte et qui descend d’une barque, ceux de la foule qui se presse sur les bords du lac pour écouter Jésus prêcher, ceux des pêcheurs qui, faisant confiance à Jésus, repartent en mer lancer leurs filets, puis les rapportent prêts à craquer, enfin rangent leur matériel, pour suivre le Christ, ceux de Pierre qui tombe à genoux. Même les barques sont en mouvement, elles s’enfoncent. Qui est à l’origine de cette quasi-agitation ? La parole de Jésus. C’est elle qui anime ces mouvements et rend raison des changements, parfois brutaux, de direction. Jésus prend du recul par rapport à la foule pour mieux pouvoir lui parler. Certes, on peut considérer l’aspect technique et comprendre que, pour des raisons d’acoustique, Il installe la foule comme sur un amphithéâtre tandis que l’eau calme renvoie le son de sa parole. Mais il ne faut pas être dupe ! Pour l’évangéliste, Jésus est parti dans un autre élément. S’Il enseigne à distance, c’est parce que ses paroles nous parviennent par-delà sa mort-résurrection. Les disciples, eux, ont jeté leur filet. Eux aussi sont à distance. Ils ne prennent pas seulement des poissons, ils sont appelés à tisser des liens avec les êtres humains. Ils font l’expérience de la surabondance. Ainsi, ils s’efforcent de suivre Jésus, c’est-à-dire correspondre à sa vie, à ses paroles. Ils lâchent tout. Quand nous avons fait l’expérience de la parole du Ressuscité, de la surabondance de sa vie, tout naturellement », nous lâcherons tout, pour plus encore. Méditation enregistrée dans les studios de Radio RCF Bruxelles. Réagir Esaïe 55 Première saison La rencontre avec le Dieu qui étanche ma soif C’est une bonne nouvelle » qui inaugure notre première saison avec Dieu Vous qui avez soif, venez ! » A tous les assoiffés du monde, assoiffés de justice, d’amour, de paix, de miséricorde, d’harmonie, de consolation… à tous les assoiffés que nous sommes, Dieu dit Venez ! » [ Bonne Nouvelle » est le synonyme du mot Évangile]. Il y a au fond de l’homme un vide qui a la forme de Dieu, observe Blaise Pascal. Comme une biche qui soupire sur le lit du torrent, ainsi je soupire après toi, ô Dieu ! Ps L’homme cherche inlassablement à combler ce vide avec ce qu’il a sous la main les distractions – le travail – ses activités quotidiennes – ses loisirs – ses biens matériels – etc… Or ces réponses ne sont que des mirages qui ne peuvent pas combler la profondeur infinie de notre vide. Seul quelqu’un d’infini peut le combler. Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui ne nourrit pas ? Es Des siècles plus tard, Jésus reprendra pour lui la même invitation. Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s’écria Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive Jn voir aussi Ap Tendez l’oreille… venez à moi ; écoutez, et vous vivrezEs Tout commence par une parole qui touche nos oreilles et notre cœur. Tendez l’oreille ! Dans le brouhaha des discours prononcés dans la société, il y en a un, un seul qui vient de Dieu, tendez l’oreille pour le capter ! Mais il ne suffit pas d’entendre, il faut encore répondre à l’invitation de Dieu qui nous appelle à venir à lui. Toutes les autres représentations de Dieu dans notre monde présentent un dieu qui édicte des règles morales ou exige des rites pour lui plaire Animisme, Islam, Judaïsme, Hindouisme, …. Seul le Dieu de la Bible nous dit Venez à moi », pour construire avec lui une relation personnelle. Venez à moi, car je veux conclure pour vous une alliance perpétuelleEs Nous découvrons par cette invitation que nous sommes aimés par Dieu, invités à vivre un compagnonnage avec lui. L’alliance est un contrat de solidarité que Dieu conclut avec nous… plus solide que toutes les assurances que la société nous offre. Dieu n’est pas le spectateur de la vie des hommes sur la terre. Il s’y implique. Il s’engage à nos côtés. Il a choisi l’homme comme son partenaire pour conclure avec lui une alliance, un pacte. Une alliance d’amour, de liberté mais aussi une alliance d’engagement réciproque. La première saison est l’émerveillement d’une rencontre qui étanche notre soif. Deuxième saison Visiter nos zones d’ombre Le Dieu qui étanche ma soif me permet de renoncer au mal et me promet son pardon. Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme malfaisant ses pensées ; qu’il revienne au SEIGNEUR, qui aura compassion de lui, — à notre Dieu, qui pardonne Après la première saison de la rencontre avec Dieu qui étanche notre soif, il nous arrive de découvrir qu’il y a des zones d’ombre en nous. Tout n’est pas aussi lumineux, parfait et harmonieux que nous le désirons. Nous avons hérité d’histoires de familles pas toujours gaies. Nous avons vécu des épisodes douloureux. Nous découvrons en nous des passions, des traits de caractère pas toujours agréables. Nous découvrons nos faiblesses, nos peurs, nos jalousies, des injonctions familiales dépréciatives tu n’es bon à rien », des rejets douloureux, des déceptions, des trahisons… et j’en passe. Nous découvrons que notre vie avec Dieu est contaminée par ces ombres… Et cela nous désole, cela nous décourage, car nous rêvons d’être de bons chrétiens, parfaits, à l’image de Jésus… Il y a du découragement lorsqu’on oublie la seconde partie du verset … que le méchant revienne au SEIGNEUR, qui aura compassion de lui, — qu’il revienne à notre Dieu, qui pardonne abondamment. Le pardon est auprès de Dieu. Un pardon abondant qui nous permet d’apprivoiser nos ombres. Il est vain de s’imposer d’être vertueux, car le naturel revient au galop. Par contre, nous pouvons apprivoiser nos ombres pour leur ôter leur aspect destructeur… cf. Jean Monbourquette, Apprivoiser son ombre, éd. Bayard. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. 1Jn Apprivoiser nos ombres nous permet de les laisser aller parce que ces ombres sont liées à notre ego. Or nous pouvons laisser aller notre ego, ce que nous avons cru nécessaire pour nous construire. Cet ego a certes été parfois utile dans les situations difficiles des conflits de l’existence par exemple face à des personnes au caractère d’abuseurs qui menacent notre existence. Mais devant Dieu nous pouvons renoncer à nos ombres et au bénéfice qu’elles semblent nous donner. C’est ce que la Bible appelle accepter de perdre sa vie. En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de Nous pouvons permettre à l’ego de lâcher prise pour nous mettre sous l’autorité de Dieu. La mort de l’ego donne une nouvelle vision du monde, celle de l’amour divin qui ressuscite ce qui était perdu. La deuxième saison est certes douloureuse, mais elle est une prise de conscience nécessaire, nul n’y échappe. Une prise de conscience qui nous conduit à être vrais face à Dieu, face aux autres et à nous-mêmes. Une prise de conscience salutaire car elle est enveloppée dans la bienveillance divine. Troisième saison Mes pensées ne sont pas vos pensées – Le Dieu qui nous aime et étanche notre soif est toujours plus grand… Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit le Seigneur. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos Passages parallèles Ne te presse pas d’ouvrir la bouche, et que ton cœur ne se hâte pas d’exprimer une parole devant Dieu ; car Dieu est au ciel, et toi sur la terre que tes paroles soient donc peu L’Eternel, ton Dieu, est au milieu de toi, comme un héros qui sauve ; Il fera de toi sa plus grande joie ; Il gardera le silence dans son amour ; Il aura pour toi des transports d’ Ces versets sont curieux… ils paraissent décalés. La première saison est la découverte du salut, de la bonté de Dieu. Elle est l’invitation à faire alliance avec lui pour devenir son disciple. Une saison lumineuse, magnifique. La deuxième nous invite à reconnaître lucidement nos ombres, les confesser et les apprivoiser en vivant de la miséricorde et du pardon de Dieu. Ces deux premières saisons devraient logiquement nous conduire directement au ciel ! Que viennent faire ces versets 8 et 9 ? Ils nous apprennent une vérité fondamentale. Dieu est Dieu… Or nous, nous sommes toujours tentés de mal le comprendre, de projeter sur lui nos désirs de toute puissance, de le manipuler, de nous en faire de fausses représentations. Dieu est toujours plus grand que tout ce que nous pouvons dire et penser de lui. Nous ne connaissons qu’en partie, d’une façon limitée 1Co Dieu est toujours plus grand que tout ce que j’ai compris de lui. Tout ce que nous affirmons au sujet de Dieu, aussi exact que cela puisse être, est encore bien loin de la réalité de sa personne…. Nos mots ne peuvent dire, ni contenir la plénitude de ce Dieu de totale transcendance. Pourtant il nous faut parler. C’est le paradoxe de la foi chrétienne. C’est par notre bouche que nous célébrons Dieu. La foi chrétienne est enseignée au catéchisme, dans les ateliers bibliques, par les prédications. C’est utile et nécessaire. Pourtant tout ce bagage intellectuel, toute cette somme de connaissance ne permettra jamais de posséder Dieu, de dire la réalité ultime de Dieu. Prêcher est difficile une détresse », dit Karl Barth. A l’école on enseigne une matière, à l’Église, dans nos paroles, nos prédications, nous parlons d’une personne… La prédication ne peut que suggérer Dieu, elle est un poteau indicateur qui montre le chemin pour aller vers lui. Dieu n’est pas tant l’objet de notre connaissance que la cause de notre étonnement, de notre admiration, notre louange, et notre confiance. Trois conséquences pratiques Dans les épreuves, ne pas attribuer à Dieu nos désirs ni projeter sur lui nos rêves de toute puissance et nos attentes est dur de vivre des épreuves, la maladie, un divorce, un veuvage, des prières non exaucées, etc. Spontanément nous avons la tendance d’en rendre Dieu responsable. Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort !Jn 32 Dans les épreuves nous sommes déçus, nous reportons alors sur Dieu notre déception et nous nous éloignons de Lui. Pourquoi Dieu n’est-il pas intervenu ? Pourquoi a-t-il permis tel ou tel événement ? Nous reportons sur Dieu nos déceptions en le rendant responsable de l’événement qui nous a blessés. Or, agir ainsi c’est faire preuve de myopie. C’est d’abord nous prévaloir d’un statut qui n’est pas le nôtre. Nous ne sommes pas Dieu. C’est ensuite lui prêter des attributs qu’il n’a pas. En agissant ainsi nous faussons notre relation avec lui et nous nous privons de son secours. Le récit de la tempête vécue par l’apôtre Paul en Méditerranée est riche d’enseignements à ce sujet Ac 27. Paul avait eu la bonne intuition. Pourquoi est-ce que Dieu n’a pas fait comprendre cette intuition au commandant du navire ? Lorsque la tempête a éclaté, Dieu aurait pu l’arrêter en un instant ! Pourquoi les passagers ont-ils dû la subir pendant 14 longues journées ? Pourquoi ce long et pesant silence de Dieu ? Face à la diversité. Nous ne sommes pas seuls à parler de Dieu. Nous ne sommes pas seuls à chercher Dieu. Nous ne sommes pas seuls à témoigner du Christ… Or ces témoignages sont d’une grande diversité Catholiques – Protestants – Orthodoxes – Adventistes – Baptistes – Pentecôtistes – etc… De mon berceau évangélique qui m’a vu naître à la foi, je ne comprenais pas la pertinence des autres formes d’expression de la foi. Or j’ai dû apprendre à accueillir cette diversité… un accueil à vivre avec discernement… J’ai appris que Dieu est plus grand que ma manière de le comprendre et ma manière d’en témoigner. Les autres expressions de la foi ont autant de valeur que la mienne. Face aux paroles prononcées autoritairement au nom de Dieu. Il est bon de recevoir, de vivre et d’exprimer, sous forme de charisme, les paroles et les signes que Dieu donne à son Église. Cependant il est nécessaire de toujours garder à leur égard une distance critique. Dieu est plus grand que tout ce qui est dit en son nom. Les Écritures donnent de nombreux exemples à ce propos. Cette troisième saison est celle qu’Elie a découverte sur la montagne du Sinaï. Au Sinaï, Elie a appris que Dieu n’était ni dans la tempête, ni dans le tremblement de terre, ni dans le feu… mais dans le bruissement silencieux d’un murmure doux et léger… Cette saison enracine notre foi dans la profondeur d’une communion intime avec Dieu où Dieu n’est plus servi, aimé et adoré pour ce qu’il nous donne, mais il est servi, aimé et adoré pour ce qu’il est. Alors nous pouvons passer à la quatrième saison versets 10 à 13. Quatrième saison Vivre la fécondité de Dieu La prise de conscience de la vraie nature de Dieu nous permet d’être davantage conscients de notre fragilité. Libérés de nos illusions de perfection nous vivons le pardon que Dieu nous accorde dans sa miséricorde, sans être écrasés par notre pauvreté spirituelle ni crispés sur nos fautes. Dieu travaille dans et au travers de nos faiblesses. Nous lui faisons confiance. Il conduira toutes choses à bonne fin. Il mettra en œuvre les changements nécessaires en nous… Nous découvrons que la personne que Dieu aime avec la tendresse d’un Père, qu’il veut rejoindre et transformer par son amour, ce n’est pas la personne que j’aurais aimé être, c’est celle que je suis. Aussi nous n’avons plus besoin de prouver quoi que ce soit à nous-mêmes et aux autres. Il y a des combats qui deviennent inutiles… sans pour autant devenir des lâches. Nous pouvons développer une immense confiance en Dieu… confiance qui n’est ni résignation, ni fatalisme… une confiance dynamique et active dans sa souveraineté absolue. Nous ne sommes plus le produit de nos réussites ou de nos échecs… Nous devenons moins sensibles aux pressions, aux attentes de soi et des autres. Nous pouvons être heureux lorsque nous vivons de belles expériences et paisibles dans les échecs. Cette saison est marquée par la paix de Dieu. Oui, vous sortirez avec joie, et vous serez conduits en paix Es La paix est l’aspiration ultime qui est au fond du cœur de l’homme… Le paradoxe veut que toutes nos guerres sont entreprises au nom de la paix… que nous voulons imposer selon notre compréhension des choses. Alors que la vraie paix c’est celle que Dieu donne. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme Une paix non pas liée aux circonstances favorables. Non pas la paix du riche qui a accumulé des trésors, mais la paix d’une confiance inébranlable en Dieu. Car nous réalisons que notre identité, notre source, nos racines sont en Dieu. Dieu se plait à demeurer en nous par le Saint-Esprit, que Jésus appelle le Paraclet, littéralement celui qui est appelé à côté [de nous] », le pédagogue, l’infirmier, l’avocat, le parent aimant… Une présence du Saint-Esprit vécue tout simplement, sans nécessairement vivre des manifestations ostentatoires car désormais nous savons que tout va passer, la connaissance, les miracles, tout passera… seules demeurent la foi, l’espérance et l’amour, et la plus grande des trois est l’amour. La seule chose qui demeure est d’être recueillis en Dieu. Cette quatrième saison est celle de la fécondité, de la sérénité. Elle durera éternellement. Notons que ces saisons ne sont pas nécessairement chronologiques. Nous pouvons nous trouver simultanément dans l’une et l’autre. Elles sont les multiples faces de notre communion avec Dieu. Questions Quelle saison est-ce que je vis actuellement ? Que m’apporte-t-elle ? Quelle est ma compréhension de ces quatre saisons ? Laquelle de ces saisons m’a-t-elle le plus marqué et pourquoi ? En quoi la paix que Dieu donne est-elle si importante ? Le buisson ardent L’événement du buisson ardent Moïse a 80 ans. Il a fui l’Égypte 40 ans auparavant Ac 30… et Dieu va le récupérer. Moïse fait paître ses troupeaux au-delà du désert » hors des frontières de Madian. Le "désert" est plutôt une steppe, des pâturages saisonniers, région sauvage. "Horeb" 17x dans l’AT, 12x en Ex et Dt cf. vb. qui signifie s’assécher. Lieu inconnu – seul Élie y retournera, plus tard. Péninsule du Sinaï, entre les golfes de Suez et d’Aqaba ? = "Sinaï" 35x dans l’AT L’origine du terme "buisson ardent" - senèh ? Dt YHWH est celui qui demeure dans le buisson », pour désigner YHWH. - déesse lunaire babylonienne Sin. - ou un adjectif sens variés bourbeux, argileux ou lumineux ? Au l’ange de YHWH » apparaît à Moïse. L’initiative divine préside l’histoire d’Israël Moïse ne s’est pas dirigé vers la montagne pour une autre raison que de mener ses troupeaux au pâturage. ange de YHWH » seulement ici dans l’Exode ailleurs l’ange d’Elohim », mon ange » ou un ange » qui marche devant Israël [1]. L’ ange de YHWH » réapparaît par la suite il bloque l’ânesse de Balaam Nb 10x ! Ici confusion mystérieuse entre Dieu et son ange. Ange de YHWH » = christophanie une manifestation de Dieu le Fils avant son incarnation ? L’Ange de YHWH se laisse voir », mais quand Moïse veut contourner le buisson pour voir », YHWH l’arrête. On ne peut pas voir Dieu de manière directe cf. Ex Moïse cache son visage », de peur de regarder vers Dieu. À quoi tient ce danger de voir Dieu en face ? Notre péché nous met en danger mortel d’être confrontés au Dieu saint. Paul, évoquant la perfection éternelle, dit qu’alors il verra en face » 1Co Le buisson qui brûle sans se consumer = un miracle Tant qu’aucune parole n’accompagne le phénomène, Moïse n’a pas conscience de la nature de l’événement. Mais quand YHWH parle, il y a révélation. Primauté de la parole sur la vue, Interdiction de se fabriquer une image de Dieu l’idole est muette », cf. Ha 1Co La vocation initiale Au v. 5, YHWH dit de ne pas s’approcher » qarab terme technique désignant l’approche de Dieu – qorbân ce qui est consacré au Seigneur, dérivé de ce verbe cf. Mc Accent sur la sainteté du Seigneur. Moïse doit retirer ses sandales, par respect. v. 6 le Dieu de ton père » Amram, le père de Moïse resté en Égypte. Double promesse libération du joug égyptien et conquête de la Terre Promise. Je suis descendu pour le délivrer » v. 8 image de l’intervention de Dieu qui est partout, mais qui agit de manière particulière pour son peuple. Canaan est un pays découlant de lait et de miel métaphore d’abondance, mais aussi allusion à l’élevage vaches laitières et à la culture le miel peut aussi désigner le sirop de fruits. Le débat entre Moïse et le Seigneur – Si Dieu se fâche à la fin, il répond sereinement à la plupart des questions de Moïse – et elles sont donc légitimes. Qui suis-je ? » v. 10 est un cri d’humilité Moïse est conscient de ses limites. Moïse demande v. 11 Qui suis-je ? » Dieu répond v. 12 Certes je serai » accent sur Dieu et non sur Moïse Le Va et fais monter ! » se nuance d’un Je serai avec toi » qui rend l’obéissance possible. Signe de confirmation le peuple sortira d’Égypte et servira le Seigneur à Horeb. v. 13 les Israélites demanderont le nom » du Dieu dont Moïse est le porte-parole. Demande d’identité quelle sorte de Dieu est le Dieu de Moïse ? Le Dieu de leurs pères » référence assez diffuse pour les Israélites ; ils devaient aussi se demander en quoi le Dieu de leurs ancêtres pouvait répondre à leur détresse. YHWH se décrit avec un verbe doublé Je serai qui je serai » v. 14 La compréhension la plus simple de cette expression est en lien direct avec le contexte. Dieu a promis à Moïse Je serai avec toi… » v. 12 présence, l’accompagnement, le soutien du Seigneur. YHWH Présence fidèle pour son peuple. à Je suis Présent » est ce que je suis. à une action concrète d’accompagnement et de délivrance. Le nom divin YHWH Traduit dans nos Bibles l’Éternel Segond, Semeur, le Seigneur Bible en français courant, TOB, Yahvé Bible de Jérusalem. YHWH est le nom du Dieu qui sauve et qui fait alliance avec son peuple. Sens dynamique – plutôt qu’une affirmation théologique sur l’essence divine ou sur son éternité. C'est pourquoi mon peuple connaîtra mon nom ; c'est pourquoi il saura, en ce jour, que c'est moi qui parle me voici! » És Jésus YHWH C’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé et lui a accordé le Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue reconnaisse que Jésus-Christ est le Seigneur Kurios YHWH à la gloire de Dieu, le Père » Philippiens Cf. És où YHWH dit Tout genou fléchira devant moi, toute langue jurera par moi. » [2]. Autres interprétations Je suis qui je suis, tu n’as pas à connaître mon nom. Je serai qui je serai Je ferai être ce que je ferai être YHWH le nom le plus répandu dans l’AT pour désigner Dieu env. 6800 fois. Forme contractée, Yâh 50x, cf. hallelu-Yâh louez Yâh ! ou Yâhou cf. Netanyahou Yahou a donné 1Ch On ne sait pas comment ce prénom se prononçait les Juifs, par crainte d’invoquer en vain le nom de Dieu, ont peu à peu cessé de le prononcer à ils lisent Adonaï » le Seigneur à la place du nom d’origine ou le nom » hashem. L’hébreu s’écrivait à l’origine sans les voyelles. Quand, au 5e siècle après Jésus-Christ, les Massorètes ont créé un système de voyelles, on avait oublié depuis longtemps quelle était la vraie prononciation du nom divin sacré. On a donc joint les voyelles d'Adonaï avec les consonnes de YHWH, ce qui donne la lecture Jéhovah » YaHoWaH. v. 15 Ceci est mon nom pour toujours, et ceci mon souvenir pour génération de génération. » souvenir » invocation ; nom invoqué équivalent du nom divin proclamé Ps et litt. Célébrez le nom invoqué’ de sa sainteté » Ps litt. Nom proclamé’ a fait de ses merveilles [3], plein de grâce et de compassion, YHWH » Ps Et toi YHWH pour toujours tu sièges Et ton nom invoqué’ de génération en génération. » Instruction implicite pour la prière Dieu ne révèle pas son nom pour satisfaire la soif de connaissance d’Israël, mais pour amener son peuple à l’invoquer. Aux vv. 16-22, nous avons un résumé des événements à venir, annoncés par le Seigneur Moïse contactera les Israélites, qui se laisseront convaincre Une confrontation avec le pharaon mènera à une série de prodiges qui le contraindront, en fin de compte, à laisser aller les Israélites Israël partira en ayant reçu des richesses de la part des Égyptiens. Moïse élève encore des objections Voici, ils ne me croiront pas, et ils n'écouteront pas ma voix. Mais ils diront YHWH ne t'est pas apparu » 4. 1 Le Seigneur accorde alors à son serviteur de pouvoir effectuer des miracles le bâton qui se transforme en serpent, la main qui devient lépreuse puis redevient saine et, si ces deux premiers signes ne suffisent pas, le prodige de prendre de l’eau du Nil et de la transformer en sang. Quand Moïse et Aaron auront parlé et effectué les signes, le peuple les croira Dieu fasse accompagne sa parole par une action de puissance. Moïse, dans la dernière étape de son dialogue avec Dieu révèle ses faiblesses et ses limites. Son inaptitude à parler n’est pas une fausse excuse il la présente comme un problème existant depuis longtemps ce n'est ni d'hier ni d'avant-hier, ni même depuis que tu parles à ton serviteur?; car j'ai la bouche et la langue embarrassées » v. 10. Mais Moïse n’arrive pas à dépasser la difficulté Ah ! Seigneur, envoie qui tu voudras envoyer » v. 13 La colère du Seigneur n’engendre toutefois pas une annulation du projet, et Dieu va assigner Aaron comme porte-parole de Moïse. Bien que la foi de Moïse n’ait pas été parfaite, Dieu s’est adapté à ce manque. Si le Seigneur ne devait bénir que des hommes aux réactions toujours parfaites, peu de héros de la foi’ auraient subsisté ! Robin Reeve [1] Ex ; 23 ; ; [2] cf. aussi les moi je suis » de l’Évangile de Jean et l’hymne christologique de Php reprenant És [3] Traduction plus courante Il a fait souvenir de ses merveilles… » Il arrive parfois que nous cherchions désespérément une indication de la part du Seigneur et nous pensons ne pas la trouver. Pourtant, les signes de Dieu ne sont pas si difficiles à déchiffrer… Le signe est toujours signe de quelque chose ». Le travail de l’intelligence et de la foi consiste donc à remonter du signe à la réalité révélée par le signe. Ainsi la Création nous renvoie-t-elle au Créateur. L’Imitation de Jésus-Christ précise qu’ il n’y a pas de créature si petite, si humble soit-elle, qui ne révèle la bonté de Dieu ». Par conséquent, les signes de cet amour sont partout ! Il faut juste savoir les de signe » est un signe » qui parle très fortLes événements de la vie sont aussi signes » de la Providence divine. La philosophe Simone Weil disait que Dieu établit avec ses amis un langage conventionnel ». Chaque événement de la vie est un mot de ce langage. Le sens commun à tous ces mots, c’est Je t’aime ». Simone Weil prend cet exemple un homme boit un verre d’eau ; l’eau est le Je t’aime » de Dieu. Il reste deux jours dans le désert sans rien trouver à boire ; le dessèchement de la gorge est le Je t’aime » de Dieu. Dieu n’a pas de mots pour dire à sa créature Je te hais ». Mais il est assurément plus facile d’entendre le Je t’aime » de Dieu dans ce verre d’eau providentiel que de déchiffrer sa tendresse cachée lorsque la langue colle au palais…Il arrive parfois que dans la monotonie du quotidien, nous ressemblions à un automobiliste cherchant désespérément une indication de sortie sur l’autoroute. J’ai ouvert la Bible et je suis tombé sur cette parole » ; J’ai fait une neuvaine pour savoir ce que Jésus attendait de moi et j’ai reçu tel signe. » Mais l’absence de signe » est un signe » qui parle très fort ! C’est de cette façon que Dieu nous confirme qu’il faut persévérer dans le devoir d’état et ne pas tenter de suivre des panneaux imaginaires… En vivant le signe » du réel répétitif de la vie, nous trouverons sûrement le royaume de Dieu – le Christ, avec la joie et la paix de sa présence Rm 14, 17.Pour bien discerner le signe, il faut atteindre l’indifférence »Notre humble vie quotidienne est jalonnée de clins d’œil » de Dieu, signes » de son amour personnel, délicat et attentif à notre égard. Ces signes suscitent notre action de grâce et notre louange le sourire de l’enfant, la joie du mari ou de l’épouse, telle lecture… Le signe » le plus éclatant est celui de l’eucharistie qui communique la vie divine et contient, sous la pauvreté des apparences, l’Auteur de la grâce Jésus en personne !Lire aussi La sainte indifférence », la bonne méthode pour faire un choixIl se peut aussi que le panneau d’indication de sortie apparaisse. Ces signes ont habituellement un double aspect un appel du cœur et une confirmation extérieure dans le réel. Pour bien discerner le signe, il est nécessaire d’atteindre ce que saint Ignace appelle l’indifférence » une liberté intérieure qui devient alors volonté de servir la gloire de Dieu, à sa façon et non selon mes goûts. Il est aussi judicieux de demander conseil à une personne éclairée. Enfin, il faut savoir, dans la prière, attendre le temps de Dieu pour passer à l’acte. Le Seigneur nous guide par des signes simples à déchiffrer… pour les cœurs simples !Père Nicolas ButtetLire aussi Discernement comment faire les bons choix de vie ?

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