Puisquelle Ă©tait Ă  lui, il n’avait qu’à la reprendre. Les deux hommes, trĂšs gris, se parlaient violemment dans le nez. — J’y vais ! dit tout d’un coup Damour en se mettant pĂ©niblement debout. — À la bonne heure ! c’était trop lĂąche ! cria Berru. J’y vais avec toi. Et ils partirent pour les Batignolles. Chapitre pasme laisser distancer par le bonhomme. Il allait, il allait, tout le long de la rue Racine, bousculant les passants, comme si sa fortune eĂ»t dĂ©pendu de ses jambes. Place de l’OdĂ©on, par bonheur, un fiacre nous croisa. Monsieur MĂ©chinet l’arrĂȘta, et ouvrant la portiĂšre : – Montez, monsieur Godeuil, me dit-il. RĂ©sumĂ©: Le souhait de la plupart des ainé·e·s de vivre dans un logement ordinaire, malgrĂ© de trĂšs lourdes difficultĂ©s parfois, est partagĂ© par l’ensemble des populations des diffĂ©rentes classes sociales, y compris par les plus dĂ©favorisĂ©es, qui disposent pourtant Ă  la fois de faibles ressources matĂ©rielles et de logements peu confortables et mal adaptĂ©s Ă  Chapitre4, page 31 : le lieutemant de Sainte-Engence, le capitaine Ortolan ; page 33 : vivre dans la guerre, la corvĂ©e de ravitaillement ; page 36 : le dĂ©part seul en mission ; page 38 : la halte chez les paysans ; page 41: la rencontre de Robinson Ă  proximitĂ© de Noirceur-sur-la-Lys, le dĂ©sir d'ĂȘtre faits prisonniers ; page 44 : repoussĂ©s par le maire, l'errance Depuisson entrĂ©e au Bonheur des Dames, l’argent Ă©tait son cruel souci. Elle restait toujours au pair, sans appointements fixes ; et, comme ces demoiselles du rayon l’empĂȘchaient de vendre, elle arrivait tout juste Ă  payer la pension de PĂ©pĂ©, grĂące aux clientes sans consĂ©quence qu’on lui abandonnait. C’était pour elle une jKOpkwJ. DescripciĂłn editorial Quartier des Batignolles. Un petit vieux, Pigoreau, est assassinĂ© ; il a eu le temps d'Ă©crire le nom de son tueur avec son sang. Mais pour MĂ©chinet et Godeuil, tout cela est trop simple...L'Ă©crivain français Emile Gaboriau a Ă©tĂ© l'un des premiers auteurs de polars, c'est presque lui qui a inventĂ© le genre. Plus connu pour ces romans mettant en scĂšne le cĂ©lĂšbre enquĂȘteur Lecoq, Le Petit Vieux des Batignolles nous prĂ©sente un autre fin limier du crime, un personnage mystĂ©rieux assistĂ© par un jeune homme officier de santĂ© dans une lugubre histoire de meurtre... Format professionnel Ă©lectronique © Ink Book Ă©dition. MĂĄs libros de Émile Gaboriau Coffret Frisson n°3 - Émile Gaboriau, Oscar Wilde, Arnould Galopin 2021 Coffret Frisson n°5 - Camille Bonheur, Adolphe Belot, Émile Gaboriau 2021 Coffret Frisson n°1 - Paul FĂ©val, Émile Gaboriau, Gaston Leroux 2021 Coffret Frisson n°7 - Paul FĂ©val, Émile Gaboriau, Gaston Leroux 2021 Coffret Frisson n°9 - Émile Gaboriau, Arthur Conan Doyle, Gaston Leroux 2021 2,49 € 2,49 € Description de l’éditeur Quartier des Batignolles. Un petit vieux, Pigoreau, est assassinĂ© ; il a eu le temps d'Ă©crire le nom de son tueur avec son sang. Mais pour MĂ©chinet et Godeuil, tout cela est trop simple...L'Ă©crivain français Emile Gaboriau a Ă©tĂ© l'un des premiers auteurs de polars, c'est presque lui qui a inventĂ© le genre. Plus connu pour ces romans mettant en scĂšne le cĂ©lĂšbre enquĂȘteur Lecoq, Le Petit Vieux des Batignolles nous prĂ©sente un autre fin limier du crime, un personnage mystĂ©rieux assistĂ© par un jeune homme officier de santĂ© dans une lugubre histoire de meurtre... Format professionnel Ă©lectronique © Ink Book Ă©dition. GENRE Policier et suspense SORTIE 2013 22 fĂ©vrier LANGUE FR Français LONGUEUR 63 Pages ÉDITIONS Ink book TAILLE 194,1 Ko Plus de livres par Émile Gaboriau Accueil Français Retrouvez tous nos dossiers, articles et contenus sur la thĂ©matique français Quiz Quiz Culture gĂ©nĂ©rale - Grammaire n°6 Quiz Quiz - Bac français - Le roman et le rĂ©cit du Moyen Âge au XXIe siĂšcle Quiz Quiz - Bac français - L’introduction et la conclusion Ă  l’écrit de français Quiz Quiz - Bac français - La littĂ©rature d’idĂ©es du XVIe au XVIIIe siĂšcle Quiz Quiz ortographe et grammaire - les participes passĂ©s Partenariat Devenez incollable sur les procĂ©dĂ©s littĂ©raires CorrigĂ©s du brevet Sujets et corrigĂ©s du brevet des collĂšges 2022 - Français Quiz Quiz Culture gĂ©nĂ©rale - Vocabulaire et orthographe n°1 Quiz Quiz Culture gĂ©nĂ©rale - Orthographe et Grammaire - Niveau de français n°1 Quiz Quiz culture gĂ©nĂ©rale - Orthographe et grammaire - Les subtilitĂ©s de la langue soignĂ©e Quiz Quiz culture gĂ©nĂ©rale - Orthographe et grammaire - les homophones Quiz Quiz culture gĂ©nĂ©rale - Orthographe et grammaire - les consonnes doubles Partenariat Comment faire le plan d’un sujet de rĂ©flexion ? 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CopiĂ© Retour au menu Retour Ă  la rubrique romans RĂ©sumĂ© ou premiĂšres lignes de l'oeuvreLorsque j'achevais mes Ă©tudes pour devenir officier de santĂ© – c'Ă©tait le bon temps, j'avais vingt-trois ans – je demeurais rue Monsieur-le-Prince, presque au coin de la rue Racine. Retour Ă  la rubrique romans Retour au menu Lorsque j’achevais mes Ă©tudes pour devenir officier de santĂ© –c’était le bon temps, j’avais vingt-trois ans – je demeurais rue Monsieur-le-Prince, presque au coin de la rue Racine. J’avais lĂ , pour trente francs par mois, service compris, une chambre meublĂ©e qui en vaudrait bien cent aujourd’hui ; si vaste que je passais trĂšs aisĂ©ment les manches de mon paletot sans ouvrir la fenĂȘtre. Sortant de bon matin pour suivre les visites de mon hĂŽpital,rentrant fort tard parce que le cafĂ© Leroy avait pour moi d’irrĂ©sistibles attraits, c’est Ă  peine si je connaissais de vue les locataires de ma maison, gens paisibles tous, rentiers ou petits commerçants. Il en est un, cependant, avec qui, peu Ă  peu, je finis par me lier. C’était un homme de taille moyenne, Ă  physionomie insignifiante,toujours scrupuleusement rasĂ©, et qu’on appelait, gros comme lebras, monsieur MĂ©chinet. Le portier le traitait avec une considĂ©ration touteparticuliĂšre, et ne manquait jamais, quand il passait devant saloge, de retirer vivement sa casquette. L’appartement de monsieur MĂ©chinet ouvrant sur mon palier, justeen face de la porte de ma chambre, nous nous Ă©tions Ă  diversesreprises trouvĂ©s nez Ă  nez. En ces occasions, nous avionsl’habitude de nous saluer. Un soir, il entra chez moi me demander quelquesallumettes ; une nuit, je lui empruntai du tabac ; unmatin, il nous arriva de sortir en mĂȘme temps et de marcher cĂŽte Ă cĂŽte un bout de chemin en causant
 Telles furent nos premiĂšres relations. Sans ĂȘtre ni curieux ni dĂ©fiant – on ne l’est pas Ă  l’ñge quej’avais alors – on aime Ă  savoir Ă  quoi s’en tenir sur le comptedes gens avec lesquels on se lie. J’en vins donc naturellement, non pas Ă  observer l’existence demon voisin, mais Ă  m’occuper de ses faits et gestes. Il Ă©tait mariĂ©, et madame Caroline MĂ©chinet, blonde et blanche,petite, rieuse et dodue, paraissait adorer son mari. Mais la conduite de ce mari n’en Ă©tait pas plus il dĂ©campait avant le jour et souvent le soleil Ă©taitlevĂ© quand je l’entendais regagner son domicile. Parfois ildisparaissait des semaines entiĂšres
 Que la jolie petite madame MĂ©chinet tolĂ©rĂąt cela, voilĂ  ce queje ne pouvais concevoir. IntriguĂ©, je pensai que notre portier, bavard d’ordinaire commeune pie, me donnerait quelques Ă©claircissements. Erreur !
 À peine avais-je prononcĂ© le nom de MĂ©chinetqu’il m’envoya promener de la belle façon, me disant, en roulant degros yeux, qu’il n’était pas dans ses habitudes de moucharder »ses locataires. Cet accueil redoubla si bien ma curiositĂ© que, bannissant toutevergogne, je m’attachai Ă  Ă©pier mon voisin. Alors, je dĂ©couvris des choses qui me parurent Ă©normes. Une fois, je le vis rentrer habillĂ© Ă  la derniĂšre mode, laboutonniĂšre endimanchĂ©e de cinq ou six dĂ©corations ; lesurlendemain, je l’aperçus dans l’escalier vĂȘtu d’une blousesordide et coiffĂ© d’un haillon de drap qui lui donnait une minesinistre. Et ce n’est pas tout. Par une belle aprĂšs-midi, commeil sortait, je vis sa femme l’accompagner jusqu’au seuil de leurappartement, et lĂ  l’embrasser avec passion, en disant – Je t’en supplie, MĂ©chinet, sois prudent, songe Ă  ta petitefemme ! Sois prudent !
 Pourquoi ?
 À quel propos ?Qu’est-ce que cela signifiait ?
 La femme Ă©tait donccomplice !
 Ma stupeur ne devait pas tarder Ă  redoubler. Une nuit, je dormais profondĂ©ment, quand soudain on frappa Ă  maporte Ă  coups prĂ©cipitĂ©s. Je me lĂšve, j’ouvre
 Monsieur MĂ©chinet entre, ou plutĂŽt se prĂ©cipite chez moi, lesvĂȘtements en dĂ©sordre et dĂ©chirĂ©s, la cravate et le devant de sachemise arrachĂ©s, la tĂȘte nue, le visage tout en sang
 – Qu’arrive-t-il ? m’écriai-je Ă©pouvantĂ©. Mais lui, me faisant signe de me taire – Plus bas !
 dit-il, on pourrait vous entendre
 Ce n’estpeut-ĂȘtre rien quoique je souffre diablement
 Je me suis dit quevous, Ă©tudiant en mĂ©decine, vous sauriez sans doute me soignercela
 Sans mot dire, je le fis asseoir, et je me hĂątai de l’examineret de lui donner les soins nĂ©cessaires. Encore qu’il y eĂ»t eu une grande effusion de sang, la blessureĂ©tait lĂ©gĂšre
 Ce n’était, Ă  vrai dire, qu’une Ă©rafluresuperficielle partant de l’oreille gauche et s’arrĂȘtant Ă  lacommissure des lĂšvres. Le pansement terminĂ© – Allons, me voilĂ  encore sain et sauf pour cette fois, me ditmonsieur MĂ©chinet. Mille remerciements, cher monsieur de grĂące, ne parlez Ă  personne de ce petit accident, et
bonne nuit. Bonne nuit !
 Je songeais bien Ă  dormir,vraiment ! Quand je me rappelle tout ce qu’il me passa par la cervelled’hypothĂšses saugrenues et d’imaginations romanesques, je ne puism’empĂȘcher de rire. Monsieur MĂ©chinet prenait dans mon esprit des proportionsfantastiques. Lui, le lendemain, vint tranquillement me remercier encore etm’invita Ă  dĂźner. Si j’étais tout yeux et tout oreilles en pĂ©nĂ©trant dansl’intĂ©rieur de mes voisins, on le devine. Mais j’eus beauconcentrer toute mon attention, je ne surpris rien de nature Ă dissiper le mystĂšre qui m’intriguait si fort. À dater de ce dĂźner, cependant, nos relations furent plussuivies. DĂ©cidĂ©ment, monsieur MĂ©chinet me prenait en une semaine s’écoulait sans qu’il m’emmenĂąt manger sasoupe, selon son expression, et presque tous les jours, au momentde l’absinthe, il venait me rejoindre au cafĂ© Leroy, et nousfaisions une partie de dominos. C’est ainsi qu’un certain soir du mois de juillet, un vendredi,sur les cinq heures, il Ă©tait en train de me battre Ă  pleindouble-six, quand un estafier, d’assez fĂącheuse mine, je leconfesse, entra brusquement et vint murmurer Ă  son oreille quelquesmots que je n’entendis pas. Tout d’une piĂšce et le visage bouleversĂ©, monsieur MĂ©chinet sedressa. – J’y vais, fit-il ; cours dire que j’y vais. L’homme partit Ă  toutes jambes, et alors me tendant la main – Excusez-moi, ajouta mon vieux voisin, le devoir avant tout
nous reprendrons notre partie demain. Et comme, tout brĂ»lant de curiositĂ©, je tĂ©moignais beaucoup dedĂ©pit, disant que je regrettais bien de ne le point accompagner – Au fait, grommela-t-il, pourquoi pas ? Voulez-vousvenir ? Ce sera peut-ĂȘtre intĂ©ressant
 Pour toute rĂ©ponse, je pris mon chapeau et nous sortĂźmes


le petit vieux des batignolles résumé par chapitre